Un immeuble mixte — combinant des unités commerciales au rez-de-chaussée et des logements résidentiels aux étages — est l’une des structures d’investissement immobilier les plus résilientes disponibles au Québec en 2026. Pourtant, il reste largement sous-estimé par les investisseurs qui s’en tiennent soit au résidentiel pur, soit au commercial pur, sans jamais explorer le potentiel de la combinaison des deux.
L’investissement dans un immeuble mixte à Québec permet de diversifier les sources de revenus au sein d’un seul actif, de réduire le risque de vacance globale, et dans certains quartiers de la ville, d’accéder à des bâtiments de caractère historique dont la valeur architecturale et la rareté créent une protection naturelle contre la dépréciation. Ces caractéristiques font des immeubles mixtes l’un des modèles d’investissement les plus solides pour les propriétaires qui veulent bâtir un portefeuille durable dans la région de Québec.
Comprendre comment fonctionne ce type d’actif — ses avantages, ses particularités et ses exigences spécifiques — est la première étape pour en tirer pleinement profit.

Pourquoi les immeubles mixtes surperforment dans le marché québécois de 2026
Deux flux de revenus, deux marchés locatifs distincts
La force fondamentale d’un immeuble mixte réside dans la diversification des revenus qu’il génère. Le bail commercial au rez-de-chaussée et les baux résidentiels aux étages répondent à des dynamiques de marché différentes, ce qui signifie qu’une pression sur l’un n’affecte pas nécessairement l’autre.
Quand le marché résidentiel locatif connaît un ralentissement — par exemple lors d’une vague de construction neuve qui augmente temporairement l’offre — le commerce en place peut continuer à générer des revenus stables selon les termes de son bail à long terme. À l’inverse, si un locataire commercial quitte, les logements résidentiels continuent d’assurer un plancher de revenus pendant que vous recherchez un nouveau locataire commercial.
Ce coussin de protection structurel est particulièrement précieux dans un environnement économique où les taux d’intérêt restent élevés et où chaque point de base de rendement compte.
Des baux commerciaux plus longs et plus prévisibles
Un bail résidentiel au Québec est généralement d’un an, reconductible automatiquement selon les règles du Tribunal administratif du logement. Un bail commercial, lui, se négocie librement entre les parties — et il est courant de signer des baux de trois, cinq ou dix ans avec des locataires commerciaux établis.
Cette durée plus longue signifie une visibilité accrue sur les revenus. Quand un restaurant, un studio professionnel ou un commerce de détail signe un bail de cinq ans dans votre espace commercial, vous avez cinq ans de revenus prévisibles pour ce local — une stabilité que le résidentiel ne peut pas toujours offrir au même degré.
Par ailleurs, les baux commerciaux peuvent être structurés comme des baux nets ou semi-nets, où le locataire assume une partie ou la totalité des taxes, des assurances et des frais d’entretien. Cela réduit vos charges opérationnelles et améliore votre revenu net réel.
La rareté des bons immeubles mixtes crée une valeur durable
Dans les quartiers les plus recherchés de Québec — Saint-Jean-Baptiste, Montcalm, le Vieux-Québec et les secteurs commerciaux établis de la Basse-Ville — les immeubles mixtes de caractère sont rares et ne se reproduisent pas. Ils ont été construits à une époque où l’architecture était pensée pour durer des siècles, pas des décennies. Leurs façades en pierre ou en brique, leurs détails architecturaux distinctifs et leur ancrage dans le tissu historique de la ville leur confèrent une valeur qui transcende les cycles immobiliers ordinaires.
Cette rareté protège naturellement la valeur de votre actif. Il n’y aura jamais de vague de nouvelles constructions qui viendra concurrencer un bâtiment patrimonial authentique du XIXe siècle dans le Vieux-Québec. Cette scarcité est une forme de protection qu’aucune stratégie de diversification ne peut reproduire.

Les éléments clés à évaluer avant d’acheter un immeuble mixte
La qualité et le profil du locataire commercial
Tous les locataires commerciaux ne se valent pas, et la nature du commerce en place dans votre rez-de-chaussée affecte directement la valeur de votre immeuble — tant pour les locataires résidentiels que pour la valeur marchande de l’actif lui-même.
Un professionnel de la santé, un cabinet comptable, un café de quartier bien établi ou un studio créatif attirent une clientèle stable, entretiennent bien les locaux et contribuent positivement à l’image du bâtiment. Un commerce à fort achalandage, à horaires étendus ou générant du bruit peut créer des frictions avec les locataires résidentiels aux étages.
Avant d’acheter, évaluez soigneusement qui occupe le local commercial, depuis combien de temps, dans quel état ils maintiennent les lieux, et quelle est leur situation financière. Un locataire commercial en difficulté financière qui occupe 30 % ou 40 % de votre superficie locative représente un risque concentré significatif.
Le zonage et les usages autorisés
Le zonage municipal détermine quels types d’activités commerciales peuvent légalement s’exercer dans votre immeuble. Certains quartiers de Québec ont des règles strictes sur les usages permis — en particulier dans les secteurs historiques où la Ville cherche à préserver le caractère architectural et social du tissu existant.
Avant toute acquisition, vérifiez le zonage exact de l’immeuble, les usages actuellement autorisés au rez-de-chaussée, et si les activités en cours sont conformes. Si le locataire commercial actuel opère sous un usage dérogatoire accordé à titre personnel, ce droit pourrait ne pas vous être transféré lors de l’achat — ce qui signifie que vous pourriez vous retrouver avec un local commercial dont la valeur locative est significativement réduite.
La séparation des systèmes mécaniques
Dans un immeuble mixte bien configuré, les systèmes de chauffage, d’électricité et de plomberie des unités commerciales et résidentielles sont séparés — ou du moins clairement identifiés. Cette séparation facilite la gestion, clarifie les responsabilités entre propriétaire et locataires, et simplifie les réparations.
Méfiez-vous des immeubles où les systèmes sont entremêlés sans documentation claire. Un problème de plomberie qui affecte à la fois le commerce du bas et les appartements du haut est non seulement plus coûteux à réparer, mais génère aussi des frictions relationnelles entre les locataires.
Le financement d’un immeuble mixte : particularités à connaître
Le financement d’un immeuble mixte au Québec diffère de celui d’un immeuble purement résidentiel sur plusieurs points importants.
Les prêteurs traitent généralement les immeubles mixtes comme des propriétés commerciales si la superficie commerciale représente plus de 20 % à 25 % de la superficie totale. Cela signifie que les règles hypothécaires de la SCHL pour le résidentiel ne s’appliquent pas, et que vous devrez généralement travailler avec un prêteur commercial dont les critères d’évaluation, les taux et les conditions diffèrent de ceux du marché résidentiel.
La mise de fonds minimale pour un immeuble commercial est typiquement de 25 % à 35 %, et le taux d’intérêt est généralement légèrement plus élevé qu’en résidentiel. En revanche, le prêteur évaluera plus directement le revenu généré par l’immeuble lui-même — et un bâtiment avec des locataires solides et des baux bien structurés peut présenter un profil de crédit très attractif indépendamment de votre situation personnelle.
Il est fortement recommandé de travailler avec un courtier hypothécaire ayant une expertise spécifique en immobilier commercial pour structurer ce type de financement efficacement.
Pourquoi Murray Immeubles Quebec est positionné différemment sur ce segment
Avec près de vingt ans d’expérience dans l’acquisition et la gestion de propriétés résidentielles et commerciales à travers la région de Québec, Murray Immeubles Quebec s’est construite sur une conviction centrale : les bâtiments de caractère historique qui combinent des usages résidentiels et commerciaux représentent l’une des formes d’investissement immobilier les plus solides qui existent dans cette ville.
Ce n’est pas une posture marketing. C’est le reflet d’un portefeuille constitué de propriétés qui ont traversé des cycles économiques, des fluctuations de taux et des changements de marché — et qui ont continué de générer des revenus stables et de préserver leur valeur précisément parce qu’elles combinent la rareté architecturale, la diversification des revenus et l’ancrage dans des quartiers où la demande est structurellement forte.

Si vous cherchez à acquérir un immeuble mixte à Québec en 2026, la première conversation devrait porter sur votre stratégie d’investissement globale — et sur la façon dont ce type d’actif s’y inscrit. Pas sur le prix au pied carré d’une propriété que vous n’avez pas encore vue.


